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L’Organisation internationale de normalisation (ISO) a établi, dans une norme publiée en 1987, l’ordre dans lequel doivent apparaître les éléments d’une notice bibliographique. La norme laisse aux usagers le choix des caractères typographiques et des signes de ponctuation à employer.
La Bibliothèque nationale du Canada a déjà proposé un modèle de notice fondé sur la norme de l’ISO. Elle utilise cependant un système de ponctuation complexe, qui est d’abord conçu pour faciliter l’échange international de données, la conversion des notices sous une forme lisible par la machine et l’établissement des références complètes qu’exigent les bibliothécaires et les documentalistes.
Le Bureau de la traduction recommande de suivre un modèle plus proche de l’usage courant, présenté dans le présent article. Ce modèle suit l’ordre fixé par l’ISO et correspond de près à celui de la Bibliothèque nationale, à laquelle plusieurs exemples ont d’ailleurs été empruntés. L’italique a toutefois été retenu pour les titres, et dans les listes bibliographiques, les noms d’auteurs sont écrits en capitales. Enfin, le schéma recourt principalement à la virgule pour séparer les éléments de la notice.
Suivant la méthode classique normalisée par l’ISO, une notice complète se compose, dans l’ordre, des éléments suivants :
Il existe une variante de la méthode classique normalisée, couramment utilisée dans les travaux de recherche et les thèses de doctorat, appelée méthode auteur-date. Elle ne diffère de la méthode classique que par l’emplacement de la date, qui suit le nom de l’auteur principal. Cette présentation peut être privilégiée quand le texte contient un nombre élevé de renvois, souvent à plusieurs travaux d’un même auteur. Ainsi, il est commode de pouvoir, dans le texte, renvoyer à la source en mettant simplement entre parenthèses le nom de l’auteur et la date de publication de l’ouvrage.
Les éléments se présentent alors dans cet ordre :
Dans les listes bibliographiques, la mention de l’auteur se termine toujours par un point. Les autres éléments sont séparés par une virgule, et le nom de la collection est suivi d’un point. S’il y a des notes, elles sont ajoutées après ce point, et se terminent aussi par un point.
Selon la méthode classique normalisée, une notice bibliographique complète présente le schéma suivant :
Selon la méthode auteur-date, la notice suit le schéma suivant :
Dans la pratique, les notices bibliographiques se présentent la plupart du temps sous une forme abrégée. Par exemple, on mentionne rarement le nombre de pages. Souvent, on ne donne que le nom de l’auteur, le titre, le numéro de l’édition et l’année de publication. Les autres éléments peuvent d’ailleurs être considérés comme facultatifs. Le schéma suivant est donc très fréquent :
Selon la méthode classique normalisée :
Selon la méthode auteur-date :
Que les notices soient complètes ou abrégées, il est important de les présenter de façon uniforme à l’intérieur d’une même bibliographie. De plus, il faut veiller à ce que chacune fournisse les éléments essentiels à l’identification précise du document, de manière à ne pas causer de confusion chez le lecteur.
Les sections qui suivent traitent en détail des différents éléments de la notice présentée suivant la méthode classique normalisée.
Le nom de famille est transcrit au long, en majuscules ou en petites capitales, et suivi d’une virgule. Vient ensuite le prénom (parfois abrégé), en caractères ordinaires :
S’il y a deux ou trois auteurs, seul le nom du premier auteur est inversé et son prénom est toujours suivi d’une virgule. Le dernier nom est relié au précédent par et. Les noms sont retranscrits dans l’ordre où ils apparaissent sur le document :
En général, on n’inscrit pas plus de trois auteurs.
Lorsqu’il y en a quatre ou plus, on ne mentionne que le nom de l’auteur principal, suivi d’une virgule et de l’expression et coll. (abrév. de « et collaborateurs »), et autres ou et al. (du latin et alii, « et autres »), bien que certains considèrent et al. comme un anglicisme :
Cette règle n’est pas toujours suivie. Dans l’usage, il arrive assez souvent que l’on mentionne les noms des quatre ou cinq auteurs d’un document.
Lorsqu’un recueil est formé des contributions de divers auteurs réunies par un « éditeur scientifique », la notice bibliographique est souvent établie au titre de l’ouvrage. L’« éditeur scientifique » est considéré comme un « auteur secondaire » du document, et son nom apparaît après le titre :
On rencontre aussi dans l’usage les abréviations « dir. » (pour directeur) et éd. (pour éditeur). Lorsqu’elles sont employées, le directeur ou l’éditeur tient lieu d’auteur, et la notice est en général établie à son nom :
On entend par collectivité les organismes, les associations, les institutions, les sociétés commerciales et les administrations publiques. On ne met pas l’article initial devant le nom de la collectivité. Dans une liste bibliographique, il s’écrit comme un nom de famille, c’est-à-dire en capitales :
Si la collectivité relève d’une autre collectivité, on inscrit d’abord le nom de la principale. Les deux noms sont séparés par un point. Il n’est pas nécessaire d’inscrire le nom de la collectivité principale lorsqu’aucune ambiguïté n’est possible :
Normalement, il vaut mieux limiter à trois les noms des collectivités responsables du contenu d’un document :
Si la collectivité est aussi connue sous un sigle, on retient quand même l’appellation au long :
Si une collectivité est mieux connue sous un acronyme, c’est-à-dire un sigle qui se prononce comme un mot, on retient l’acronyme :
Dans le cas d’un ministère, on inscrit d’abord le nom géographique de l’instance politique (pays, province, État), puis le nom légal du ministère :
Si le document est produit par un corps législatif, il faut d’abord inscrire le nom géographique de l’instance politique :
Dans le cas d’un tribunal, la vedette est établie au nom de l’instance politique qui exerce le pouvoir :
Si l’ouvrage est produit par un groupe de personnes qui forment un collectif, la notice est établie au nom du collectif :
Lorsque le nom de l’auteur est inconnu, la notice bibliographique est simplement établie au titre du document.
L’expression cité par ou cité dans s’utilise dans une notice bibliographique lorsqu’un auteur est cité par un autre auteur. Cette mention se place après la référence de l’ouvrage cité :
Le titre du document se compose toujours en italique :
À défaut d’italique, on souligne le titre :
Si le document comporte un sous-titre et qu’on choisit de l’indiquer dans la notice, on le met aussi en italique, en le séparant du titre par les deux points :
Si la consultation du document requiert l’emploi d’un appareil, il y a lieu d’indiquer immédiatement après le titre de quel type de document il s’agit : enregistrement vidéo, film, diapositive, etc. Cette mention se place entre parenthèses. Il va de soi qu’une telle mention n’est pas nécessaire lorsque tous les documents répertoriés dans la bibliographie sont du même type :
Les titres en langue étrangère sont présentés de la même façon qu’en français, sauf pour l’emploi des majuscules et la ponctuation interne, qui doivent être conformes à l’original :
Lorsque le titre d’un document est donné en deux ou plusieurs langues sur la même page de titre, chaque titre parallèle est annoncé par un symbole d’égalité, précédé et suivi d’une espace :
Lorsque le rédacteur juge important à la fois de donner le titre original et de le traduire, ou d’en traduire un élément, l’élément traduit est placé entre parenthèses, en caractères ordinaires, après le titre original :
On entend par auteur secondaire la personne ou la collectivité qui a joué un rôle secondaire dans la réalisation d’un document. La nature de sa contribution est mentionnée : par exemple, on indique s’il a été « éditeur scientifique » (celui qui a établi le texte), illustrateur, intervieweur, préfacier, rédacteur, réalisateur, traducteur, etc. Cette mention vient après le titre :
On considère également comme auteur secondaire l’individu qui, au sein d’une collectivité, réalise pour celle-ci un document qui a un caractère administratif (p. ex. un guide), expose les vues de la collectivité en question (p. ex. un mémoire) ou rend compte de ses activités (p. ex. un rapport) :
Dans les autres cas, le document est inscrit sous le nom de l’individu qui l’a réalisé, tandis que le nom de la collectivité apparaît dans l’adresse bibliographique.
Le numéro de l’édition est transcrit tel qu’il figure dans le document. Il est toujours écrit en chiffres arabes. On se sert des abréviations usuelles pour transcrire ces renseignements :
En général, on ne mentionne pas le numéro dans le cas d’une première édition. On peut le faire cependant si le document répertorié a fait l’objet d’éditions ultérieures.
L’adresse bibliographique comporte trois éléments :
Ces trois éléments sont séparés par des virgules. Il faut suivre le même modèle, quelle que soit la langue du document :
On ajoute entre parenthèses le nom du pays, de la province, de l’État américain, etc., lorsque cette précision est jugée indispensable pour indiquer avec exactitude de quel lieu il s’agit, surtout si l’endroit est peu connu ou s’il y a risque de confusion avec un autre endroit :
Lorsque le document fait mention de plusieurs lieux de publication pour un même éditeur, seul le premier est indiqué dans la notice :
Si le lieu de publication est inconnu, on inscrit l’abréviation s.l. (sans lieu) :
On supprime du nom de la maison d’édition les termes accessoires tels que Cie, Ltée, Inc. et, dans le cas d’un organisme, l’article initial :
Il arrive que l’auteur d’un document en soit lui-même l’éditeur. On peut alors soit inscrire la mention chez l’auteur ou reprendre le nom de l’auteur dans l’adresse bibliographique sous une forme abrégée :
Dans le cas d’une collectivité-éditeur qui est aussi l’auteur du document, on peut employer une forme abrégée avec article, comme le Ministère, l’Organisation, l’Association, le Conseil, ou le sigle s’il s’agit d’un organisme :
Pour les coéditions, le nom de chaque maison d’édition est précédé du lieu de publication. Les groupes composés du lieu de publication et de la maison d’édition sont séparés par un point-virgule :
Si le nom de l’éditeur est inconnu, on inscrit l’abréviation s.n. (sans nom) :
La date de publication est l’année où est parue l’édition du document qui fait l’objet de la notice. Elle correspond habituellement à la date du copyright, qui, dans les livres, figure en général au verso de la page de titre. Parfois une date de publication paraît séparément sur la page de titre ou au verso. Il ne faut pas confondre la date de publication avec la simple date de réimpression. Elle s’écrit en chiffres arabes :
Pour les coéditions, on n’inscrit l’année de publication qu’une seule fois :
Quand la date de publication est inconnue, on peut indiquer soit la date d’impression, soit la date probable à laquelle le document a été publié, suivie d’un point d’interrogation entre parenthèses (?) :
Si la date est tout à fait inconnue, on utilise l’abréviation s.d. (sans date) :
Quand la publication d’un ouvrage en plusieurs volumes s’étale sur plus d’une année, on signale la date de parution du premier volume et la date de parution du dernier, en reliant les deux dates par un trait d’union :
Si la publication n’est pas encore terminée, on inscrit la date de parution du premier volume, suivie d’un trait d’union et de quelques espaces blancs :
Lorsqu’un livre fait l’objet d’une nouvelle édition (et non d’une simple réimpression), on indique la date de publication de la dernière édition. On peut, par souci de précision, mentionner aussi l’adresse bibliographique de l’édition originale :
On n’indique pas habituellement la date de réimpression. Mais si un livre est repris dans une collection de poche, il peut être utile d’indiquer la date de publication de l’édition originale, qui est habituellement la date du copyright, en la faisant précéder d’un petit c collé contre le chiffre :
Si on ne connaît ni le lieu ni la date de publication, on emploie l’abréviation s.l.n.d. (sans lieu ni date). Dans les travaux savants, lorsque les renseignements voulus n’apparaissent pas dans le document mais sont connus par le biais d’une autre source, on les indique entre crochets :
On indique le nombre de pages d’un ouvrage par l’abréviation p., précédée du numéro de la dernière page. Le nombre de volumes est suivi de l’abréviation vol. :
On peut aussi indiquer en chiffres romains le nombre de pages liminaires du document, le cas échéant :
Pour les documents non imprimés, l’information équivalente concerne le nombre d’unités matérielles : nombre de cassettes, de CD-ROM, de diapositives, etc. Comme cette information est parfois complexe, il est préférable de la placer dans les notes à la fin de la notice, de manière à bien la séparer des autres éléments.
Si le document fait partie d’une collection, il peut être utile d’en indiquer le nom, entre guillemets, et de préciser, s’il y a lieu, le numéro que porte le document dans la collection :
Il est souvent pratique de donner à la fin d’une notice des renseignements additionnels sur le document :
Il peut y avoir plusieurs notes successives, séparées chacune par un point :
C’est dans les notes qu’on indique le nombre d’unités matérielles pour les documents non imprimés. On peut juger utile de spécifier le type de support :
Les notes doivent être brèves. Il ne faut pas surcharger la notice : seuls sont inscrits les renseignements jugés vraiment essentiels.
Le type de support peut être intégré dans la notice, après le titre. Par exemple :
On trouvera dans l’article NOTICES BIBLIOGRAPHIQUES (EXEMPLES) une liste d’exemples de notices bibliographiques.
Voir aussi RÉFÉRENCE BIBLIOGRAPHIQUE DANS UNE NOTE EN BAS DE PAGE et RÉFÉRENCE BIBLIOGRAPHIQUE DANS LE CORPS DU TEXTE.
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