sujet à (être sujet à)
Le tour être sujet à est vieilli dans le sens d’« être assujetti à ». Employé dans ce sens, il s’agit d’un calque de l’anglais to be subject to.
Selon le contexte, on utilisera plutôt des expressions comme :
- être assujetti à
- Les institutions financières sont assujetties à un cycle d’examens quinquennaux. (et non : sont sujettes à un cycle d’examens quinquennaux)
- être passible de
- Ils sont passibles d’amendes s’ils négligent de répondre dans les délais prescrits. (et non : ils sont sujets à des amendes)
- pouvoir faire l’objet de
- Cette question pourrait faire l’objet de poursuites intentées par la province de Québec. (et non : Cette question serait sujette à des poursuites.)
- sous réserve de
- L’Université peut, sous réserve de l’approbation du Conseil… (et non : sujet à l’approbation du Conseil…)
L’expression être sujet à changement est aussi un calque de l’anglais quand le sens qu’on cherche à exprimer est pouvoir être modifié sans avis préalable.
- Ce document peut être modifié sans avis préalable. (et non : est sujet à changement)
Emplois corrects
En français, être sujet à a le sens de :
- « être souvent exposé, par sa constitution, à éprouver un mal ou un trouble donné » :
- Elle est sujette au mal de mer, au vertige et aux migraines.
- « être naturellement porté à faire ou à subir quelque chose », « être susceptible de » :
- Les cours boursiers sont sujets à des fluctuations quotidiennes.
- Mon oncle, qui était sujet à s’enivrer, ne fit pas exception cette fois-là.
- « être soumis à un phénomène, à un processus ou à ses effets indésirables » :
- Le pays est sujet à des étés de plus en plus torrides.
- « être soumis à une règle, une obligation :
- Tout propriétaire est sujet à un impôt foncier.
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